Le centre de soins Maguy

Le nouveau centre de soins MAGUY

Le nouveau centre de soins, inauguré le 25 Mars 2017, est sur un immense terrain donné par le gouvernement togolais.

Un bâtiment fonctionnel et vaste (salles de consultation médicale et psychologique, pharmacie, 25 lits), financé pour 69 % par les dons des lecteurs du journal Pèlerin (99 614 €). Ce petit hôpital s’annonce comme la clé de voûte d’un « complexe » médical : une maison d’accueil pour les accompagnateurs des malades, une cantine, une chapelle.

Au centre de soins MAGUY 20 personnes travaillent au chevet des malades (pharmaciens, docteurs, infirmiers, assistante sociale, psychologue).

A terme, une maternité, un laboratoire et une école pour les enfants malades devraient compléter le dispositif.

Bâtiment principal du nouveau centre de Santé Maguy

Bâtiment principal du nouveau centre de Santé Maguy

 

L’histoire du centre de soins MAGUY

Dans le centre de soins MAGUY, 6144 consultations ont été faites en 2016, dont 40 nouveaux cas de VIH. Le nombre de jeunes filles et de personnes âgées entre 30 et 49 ans a augmenté.

A l’origine, le centre de soins se situait dans l’enceinte de l’hôpital pédiatrique « Yendoubé ». Il  a été construit en 2001 grâce à une action  d’une bienfaitrice française qui a « vendu des briques » à la sortie de la messe. Les fonds collectés ont été envoyés à Vivre dans l’Espérance et avec l’aide de la congrégation des Sœurs Augustines Hospitalières de l’Immaculée Conception (SAHIC), ce centre a pu être construit.

La centre Maguy est un lieu où tous les exclus à cause du sida trouvent paix, joie, accueil et cette ambiance, nous la tenons de Maguy.

Née de parents contaminés, elle a connu la dure réalité du sida durant sa vie terrestre. Elle était d’une famille chrétienne, de quatre enfants, tous contaminés sauf un seul : Martin.  A douze ans c’est le drame du décès du papa et plus tard d’Agathe sa jeune sœur. Alors qu’elle a quinze ans, sa maman succombe après des semaines de souffrance.
MAGUY,  16 ans, fatiguée des soins qu’elle a données à sa famille, succombe quelques mois après sa mère.

Quelques jours avant sa mort elle nous confie ceci:

« Depuis que le village a soupçonné mes parents d’avoir le sida, il nous a abandonnés. Même moi, j’ai été victime en classe de cette discrimination. Depuis le CM1 (cours moyen première année) personne ne voulait s’asseoir à côté de moi, ni toucher à mes affaires, ni s’amuser avec moi, par peur d’être contaminé. Mais moi, ce qui a toujours été ma force, c’est la prière, ma Foi en Jésus  ».

Le premier novembre 2002, alors qu’on était sur la tombe de ses parents et de sa sœur, en présence de son frère et sa jeune sœur, elle dit cette prière :

« Papa, maman, Agathe reposez en paix. Je vous confie Mado, Martin et moi. Préparez-moi une place pour bientôt, mais aidez-moi à garder ma Foi jusqu’au bout ».

En partant de là nous avions tout compris. Elle a rejoint le ciel le 6 décembre 2002

 

Une vue du bâtiment principal du centre MAGUY

Une vue du bâtiment principal du centre MAGUY